L'Hibiscus Pourpre de Chimamanda Ngozi Adichie

Hibiscus Pourpre en plusieurs exemplaires
L’hibiscus Pourpre

Je vous fais découvrir sur le blog, aujourd’hui, un deuxième livre de Chimamanda Adichie. Après Americanah, j’ai jeté mon dévolu sur l’Hibiscus Pourpre, le tout premier roman de l’autrice.

Pour l’Hibiscus Pourpre, Chimamanda a choisi un registre assez réaliste, les thèmes qu’elle y développe sont d’actualités, à savoir: le fanatisme religieux, les violences domestiques, la tyrannie au sein des familles africaines et la politique.

L’histoire centrale de l’Hibiscus Pourpre

Kambili est la narratrice du roman. C’est une ado de 16 ans. Elle vit avec sa mère, son père Eugène et son petit frère Jaja dans une énorme maison à Lagos.

Le récit commence par un retour dans le passé. Kambili raconte comment est-ce que la petite vie tranquille qu’elle et sa famille ont toujours menée a volé en éclats.

A la maison, la débâcle a commencé lorsque Jaja, mon frère, n’est pas allé communier et que Papa a lancé son gros missel en travers de la pièce…Nous venions de rentrer de l’église.

l’Hibiscus Pourpre, Page 13

On comprend plus tard que le père de famille, Eugène, est un fanatique religieux. Il dirige sa famille assez durement, et il n’y a aucune place pour la moindre erreur. Les enfants ainsi que la mère subissent de nombres sévices corporels. C’est cette seule atmosphère austère et stricte que Kambili et Jaja connaissent jusqu’à ce qu’ils aillent passer quelques jours chez leur tante, Tatie Ifeoma. Dès leur arrivée à Nsukka, ils découvrent un monde étrange et bruyant, empli de rires, de conversations multiples et de joie. L’ambiance de ce nouveau foyer est totalement nouveau pour eux, et peu à peu ils vont réaliser que leur vie peut et doit être différente. C’est le début de l’opposition à la volonté de leur père Eugène, et c’est Jaja qui conduit la rébellion.

Mon avis

Hibiscus Pourpre, livre de Chimamanda
Moi, tenant le livre de Chimamanda, L’Hibiscus Pourpre

L’Hibiscus Pourpre a su déclencher en moi des émotions. J’ai ressenti de la colère, de la consternation, de la pitié et même de la peur.

Le personnage de Kambili, la narratrice est aussi particulièrement intéressant. Elle vénère son père Eugène, alors que c’est un monstre qu’on a envie d’étrangler. Il bat sa femme et ses enfants sans ménagement. Le degré de cruauté dont il fait preuve est révoltant. Il a même cassé un doigt à son fils parce que celui-ci avait raté deux questions pendant son examen de catéchèse. Il corrige copieusement Kambili lorsqu’elle arrive seconde de sa classe. Mais elle arrive toujours à aduler son père malgré sa dureté. J’ai aimé la naïveté de Kambili. La violence subie par sa mère est décrite au travers de ses yeux, de façon imagée et nuancée. Des yeux d’un enfant qui est bien trop jeune pour se rendre à l’évidence et comprendre la gravité de ce qui se passe.

Tout au long du roman, on a envie que Kambili, Jaja et leur mère se révoltent et tiennent tête à leur père. Mais cette révolte est lente et silencieuse comme la floraison d’une hibiscus pourpre. Et finalement, elle viendra de là où on s’y attend le moins.

Bien que la fin du roman soit un peu terne par rapport au début, le livre dans son ensemble est excellent. C’est l’un de ces livres qu’on arrive pas à poser tant qu’on ne l’a pas terminé.

Note : 8/10

Nombre de pages : 400

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Auteur·e

stellabazar

Commentaires

Pascaline
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Merci po cet analyse qui nous replonge dans ce beau roman. J’ai adoré tous les livres de Chimamanda, dont celui-ci ou les descriptions nous transportent dans la maison de la tante. Je te conseil « L’autre moitié du soleil » qui d’après moi est encore meilleur !

Stella Attiogbe
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Merci pour la recommandation :). Je vais me faire un plaisir de le lire.