Stella Attiogbe

J’ai lu « Miraculée » ou l’histoire d’une survivante du génocide Rwandais

Photo du livre Miraculée

Découvrez le génocide du Rwanda à travers survie, foi et Dieu.

Photo du livre Miraculée.

J’ai ressenti des frissons dès les premières pages de ce livre. Il y a juste à lire la préface pour comprendre que ce livre ne vous laissera pas de marbre.

Miraculée, ou Left to Tell dans sa version originale. C’est l’histoire d’une jeune fille, Immaculée Ilibagiza, qui vit avec son heureuse famille au Rwanda. Sa vie a pris subitement un tournant tragique avec le génocide Rwandais.

Elle et sa famille vivaient dans un village composé de Hutus et de Tutsis, dans une parfaite harmonie. Ses parents se sont évertués à aider tous les villageois sans tenir compte de leur ethnie.

La question que je me suis posée tout au long du livre, c’est comment est-ce que la haine a pu s’emparer d’un tel peuple ? Avant d’avoir lu ce livre, je ne savais rien du génocide rwandais.  Je ne savais même pas lesquels des Hutus ou des Tutsis avaient massacrés l’autre peuple. Plus j’avançais au fil des pages, plus je comprenais l’atrocité de ce génocide et l’inhumanité de ce carnage.

Le génocide Rwandais a duré cent jours (avril-juillet 1994) et est le génocide le plus rapide de l’histoire. Il a éclaté suite à l’explosion de l’avion de Juvénal Habyarimana, alors président Rwandais.

L’auteure raconte que, dès lors, l’appel au carnage est lancé, la haine est instaurée dans écoles primaires. Les élèves Tutsis sont recensés et mis à part. « Mes voisins qui me saluaient gentiment chaque matin brandissaient maintenant une machette pour me tuer. »

Toute la famille d’Immaculée est massacrée. Elle se réfugie dans une salle de bains avec six autres femmes où elle passe environ trois mois. Elle perd plus de 30 kilos.

Immaculée, c’est l’histoire d’une rencontre avec Dieu au milieu de l’enfer

Le divin, Dieu, est au centre de son histoire. Durant sa cachette dans cette salle de bain, elle raconte : « Si je perdais ma foi, je savais que je ne pouvais pas survivre. Je savais que mon combat pour survivre à cette guerre se déroulait à l’intérieur de moi. »

Lire son histoire a augmenté mon amour pour Dieu, ma foi a augmenté. Je me suis alors demandée d’où elle avait tiré cette force pour transformer une histoire aussi douloureuse et tragique en quelque chose de positif. Non seulement pour elle, mais aussi pour plusieurs personnes.

Miraculée est un livre bouleversant avec des passages percutants, peut-être parce que c’est une histoire vraie et qu’Immaculée a ressenti chacune des émotions qu’elle décrit.

Chacun des mots transporte une émotion, c’est réel et on est facilement transporté au Rwanda en plein génocide. Le génocide nous est conté de manière franche et sincère. Pas d’édulcorants, ni d’ajouts. Seulement le témoignage d’une victime qui a vécu le pire mais qui a rencontré Dieu au milieu de ces ténèbres.

La cruauté et l’horreur du génocide

Ce qui m’a le plus frappé dans cette histoire, c’est la cruauté et l’horreur du génocide. Des hommes tuant et massacrant comme si un esprit sordide et maléfique s’était emparé d’eux. « Les Tutsis sont traités de serpents et de cafards. La haine est apprise dès l’école. »

Le piège se referme doucement sur les Tutsis qui n’ont pas pu s’échapper et ils sont comme encerclés : « Ils ont dit aux Tutsis de se cacher dans les églises et stades et ont envoyé des tireurs avec des mitraillettes. »

Les Hutus modérés sont eux aussi assassinés car « vouloir tuer les Tutsis était comme avoir un passeport. » Le pays atteint le point de non-retour, « les stations-services donnaient des machettes. Les soldats faisaient du porte à porte pour distribuer mitrailleurs et grenades. »

Miraculée est aussi un livre plein de miracles, comme son nom l’indique

Il y a d’abord le fait qu’elle et les autres femmes arrivent à rester cachées dans cette salle de bain pendant que les assassins ne cessent de faire des allers-retours près de cette pièce sans réussir à les trouver. Ensuite, dans sa cachette, elle commence à apprendre l’anglais, telle une instruction divine reçue. Cela lui permettra de se rendre utile plus tard dans le camp de réfugiés et de finalement décrocher un emploi à l’ONU.

Mais pour moi, le plus grand miracle réside dans le fait qu’elle ait pu octroyer son pardon aux personnes qui ont massacré sa famille. Elle s’est retrouvée face à l’assassin de sa mère et de son frère et lui a dit « Je te pardonne ». Le chemin vers le pardon fut certes dur, mais elle a pu se reconstruire et accepter la mort de sa famille. Elle a compris que ceux autour d’elle avait perdu bien plus qu’elle : « Je savais que les gens autour de moi avaient perdu beaucoup plus que moi, ils avaient perdu leur foi et leur espoir. »

 

L’une des choses que je retiens de ce livre, c’est qu’il est impossible de prévoir combien de temps il faudra à un cœur brisé pour guérir. Mais c’est une décision quotidienne, une longue marche vers la cicatrisation de ses plaies.

J’ai aimé lire ce livre, j’ai pleuré et ri avec Immaculée. J’ai eu de la peine pour chacune de ces personnes tuées et pour ces familles meurtries.

Tout au fond de moi, j’espère ne plus avoir à lire un livre aussi percutant qui relatera une histoire aussi sanglante, triste mais réelle.


Quand les filles d’Abidjan prennent le pouvoir sur la drague grâce aux réseaux sociaux

Serait-ce la grande revanche des filles ? Alors que dans toute l’Afrique de l’Ouest, les Ivoiriens traînent dans leur sillage une réputation de fêtards et d’amants pas très fidèles, les jeunes Ivoiriennes, elles, qui jusqu’alors restaient très sages, viennent d’adopter une nouvelle stratégie.

Faisant fi de la tradition, ces dernières n’hésitent plus à retourner le mougoupan contre les garçons. A Abidjan, toute la jeunesse vit à l’heure de ce terme 100 % ivoirien, cette stratégie d’ordinaire masculine qui consiste à faire croire qu’on cherche une relation sérieuse et à disparaître une fois la première relation sexuelle consommée. Inconnu hors les frontières, ce terme est central dans le lexique ivoirien de la drague, comme le goumin, l’incontournable chagrin d’amour qui succède à ces idylles déçues.

 

Des générations de jeunes femmes idéalistes ont vécu, comme Fatou*, une belle histoire romantique avant de tomber de haut. La rengaine était toujours la même que pour l’étudiante de 22 ans. « Nous avons parlé pendant des mois, nous étions un vrai couple, il m’a mise en confiance pour me faire tomber amoureuse. Je n’aurais pas pu imaginer qu’il ne voulait que mon corps. »

« Juste pour le fun »

Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, tout ça, c’est du passé. Une petite clique de jeunes femmes émancipées a décidé d’en finir avec la victimisation et de profiter elles aussi de leur sexualité sans contraintes, quitte à passer pour des demoiselles sans cœur. « C’est juste pour le fun. Tout le monde a le droit de s’amuser », explique Rokia, 22 ans, blogueuse et modèle. Avec la montée en puissance de Facebook, c’est devenu un jeu d’enfant. Et les autres sites de rencontres ont vite été éclipsés par le réseau social qui est devenu un fabuleux outil de drague à Abidjan.

« Dans une fête ou à l’université, tu ne peux pas aborder toutes les filles. Avec Facebook, tu as juste à connaître son nom, ce qui est facile, et à lui envoyer un message. Ensuite, tu peux jauger si tu es autorisé à un pas de plus ou s’il faut la zapper. Au moins, si tu te fais gbê (recaler), ça reste entre vous », raconte Ismaël, un étudiant abidjanais de 19 ans.

L’une des leçons du mougoupan des filles, c’est que les garçons, à l’instar de Moussa, un graphiste de 23 ans, s’en remettent très bien : « Ça m’est déjà arrivé qu’une fille me fasse un mougoupan. J’avoue avoir été un peu surpris, mais je ne peux pas trop me plaindre vu que j’ai fait déjà fait la même chose à plusieurs filles ! Souvent, on a juste envie de sexe et c’est comme ça. »

Les réseaux sociaux ont envenimé la situation

Ce changement de mœurs aurait pu en rester là si les réseaux sociaux n’avaient pas aussi facilité une certaine commercialisation des corps, allant même parfois jusqu’à la prostitution. A Abidjan comme ailleurs, monnayer ses charmes reste un moyen de subsister. Car comme le dit une jolie expression du pays : « On ne mange pas l’amour ». Mais hier cantonnée aux bas quartiers, la relation d’un soir tarifée gagne aujourd’hui les jeunes de la classe moyenne attirés par le désir de l’argent facile et l’envie de s’acheter quelques accessoires de luxe pour briller en société.

Ce glissement, « inévitable » pour Joyce, étudiante de 20 ans, s’explique par le fait que « l’amour n’est pas trop inculqué dans les valeurs ivoiriennes, du coup, la jeunesse se fie à ce qu’elle voit dans les feuilletons ».

Magie du sentiment amoureux

Alors, et si c’était le moment de lever tous les tabous ? Car les parents africains, souvent silencieux lorsqu’il est question de parler d’amour et de sexualité à leur progéniture, ont aussi leur part à faire. Dans les appartements ivoiriens, autour de la table du dîner, les flirts et le sexe sont rarement au menu des discussions familiales. Et « les jeunes ne perçoivent plus forcément les relations amoureuses comme un préalable au mariage, explique Joyce, ce qui conduit forcément à multiplier les conquêtes » et à repousser l’âge où l’on s’engage vers 25 ans.

A Abidjan comme ailleurs, drague et mariage correspondent donc à des âges différents de la vie. « Toutes ces choses-là dépendent du cadre, des circonstances et de ce que chacun attend d’une relation, confie Nourah, toute jeune journaliste de 20 ans. Les vraies relations amoureuses ne se basent ni sur le sexe ni sur l’argent. Lorsqu’on est vraiment prêt à se caser, on met tout ça de côté et on évolue ensemble, main dans la main. » « L’amour est une évidence, conclut Fatou. On ne peut pas vraiment le définir, mais quand tu aimes, tu le sais. C’est tout. »

Si les réseaux sociaux ont pris la main sur la drague électronique et remis un peu d’égalité entre les filles et les garçons, ils n’ont donc pas fait disparaître la part de magie du sentiment amoureux. Car, comme la majorité des jeunes du monde, les filles et garçons de Côte d’Ivoire interviewés pour cet article croient en l’amour. Ils ne sont pas de fins romantiques, mais ils font de leur mieux pour rendre justice à ce merveilleux sentiment.

* Tous les prénoms ont été modifiés.

 

P.S : cet article a été à l’origine publié sur Le Monde


La nécessité d’aller de l’avant

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Cela devrait sembler comme une évidence, une question à ne même pas se poser. 

La vie elle-même en est une image. En effet, avez vous déjà vu quelqu’un statique, debout en plein milieu d’une route, ne faisant absolument rien ? Oui, sûrement. Mais je suis sûre que la première chose qui vous viendrait à l’esprit c’est que cette personne est folle. Folie, c’est le terme exact. Pourtant nous faisons tous preuve de folie à un moment ou un autre sans nous en rendre compte. Comme je le disais, aller de l’avant devrait être une évidence, indispensable. Pourtant ce n’est pas le cas.

Jugez en par vous même: il y’a tellement de discours inspirants sur la toile, tellement de livres  motivants, tellement d’orateurs galvanisant, et je suis aussi en train d’écrire ce texte. Loin de moi l’idée de me classer parmi ceux que je viens de citer. Si l’offre de ce côté augmente, c’est malheureusement parce que la demande aussi est en hausse. La société est en manque, elle a tendance à abandonner trop vite, elle ne veut pas continuer le combat, non c’est trop dur.

Oui c’est dur, j’imagine.

Lorsque les tracas de la vie se font sentir, lorsque les épreuves sont notre seules richesses et que les inquiétudes et pleurs sont tout ce qui nous maintiennent en vie, coment aller de l’avant ? Ou trouver cette nécessité d’aller de l’avant ?

Déjà lorsque quelque chose est nécessaire, cela veut dire que c’est vital. Vital pour nous, vital pour nos proches, pour les autres. Et on ne peut vivre sans ce qui est vital. En gros lorsqu’on arrête de se battre ou qu’on cesse d’essayer, on meurt. Je ne parle pas de mort physique, je parle d’une descente aux enfers calme et longue, je parle de dépression, de tritesse quotidienne. Quoique dans les cas les plus extrêmes, la mort peut survenir. Mais je ne suis pas une extrémiste.

Mais je me demande pourquoi quelqu’un prendrait-il le risque de vivre sans quelque chose qui est vital pour lui, de mourir à petit feu ?

Le désespoir peut-être, plus d’espoir ou même le sentiment qu’on a fait tout ce qu’on pouvait. Personne ne se tient debout comme ça sans avancer ou dans le but de ne rien faire. Il faut qu’il y’ait quelque chose qui nous retienne ou qui nous empêche de faire un pas. Il y’a aussi l’ignorance. Savons nous seulement qu’aller de l’avant est indispensable ? Comprenons nous que nous n’avons pas d’autres choix que de continuer et que nous devons continuer ?

Je reviens à mon histoire de perspectives.

Arrêtons de voir le fait d’aller de l’avant comme un exploit surhumain à accomplir ou comme quelque chose qui est seulement réservé à ces hommes là qui ont su se relever après leurs échecs. Et appréhendons le comme une tâche quotidienne, comme une chose dont nous ne pouvons nous passer, comme boire de l’eau par exemple.

Aller de l’avant est vital, ne pas abandonner est vital.


5 signes qui montrent qu’une fille n’est pas intéressée

Elle vous a déjà dit non, sauf que vous ne voulez pas l’entendre. La séduction est à la fois plaisante et déplaisante, surtout lorsque tout ne se passe pas comme prévu. Vous connaissez déjà mon grand cœur, plus besoin de m’étaler sur ça. Mais je le ferai quand même. Il y’a quelques temps, je donnais des conseils aux filles pour repousser vos avances. Aujourd’hui, je vais essayer de me rattraper (enfin, presque). Je vous donne des astuces pour sentir et anticiper ce gros râteau qui arrive (certainement) et surtout pour vous  éviter de souffrir… ou pas.

Entrons donc directement dans le sujet, tout comme vous, qui foncez droit dans le mur.

  1. Elle est évasive dans ses réponses et réfléchit depuis des lustres

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Des conversations à base de « je ne sais pas », « peut-être », « on verra bien » ou encore « je vais réfléchir »… Réflexions qui, au passage, durent depuis plusieurs mois. Aussi, elle ne sait jamais rien, elle ne vous laisse rien savoir sur elle. Elle ne dit ni oui ni non. Peut-être qu’elle joue au fameux jeu. Soyez certains : vous ne l’intéressez pas ou elle n’a sûrement pas envie de vous faire mal.

    2. Elle joue « l’idiote »

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Voilà la technique favorite des filles lorsqu’elles ont trouvé « un pigeon » (désolée les filles, non pas vraiment). Elles feront mine de ne pas comprendre ce que vous voulez, pendant ce temps toute votre énergie y passe.

D’autres agissent comme si elles ne comprenaient pas vos appels de détresse, euh… pardon, de séduction! Elles vous diront après « bah non je savais pas, tu n’as jamais été clair, moi je pensais que tu voulais juste qu’on soit amis ».

Vraiment ?

   3. Elle n’accepte jamais vos invitations

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Elle refuse toujours vos nombreux rendez-vous. Elle a toujours une excuse, vous voyez : sa grand-mère a perdu quatre cheveux blancs, son oncle a chuté d’une falaise… Alors que, bizarrement, elle est tout le temps avec ses amies! S’il vous plaît, laissez donc tomber!

   4. Plus distante qu’elle, tu meurs

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Mademoiselle ne fait jamais le premier pas. Elle ne vous appelle ni ne vous écris jamais pour prendre de vos nouvelles. Elle ne cherche jamais à savoir si vous êtes toujours en vie ou mort. Peut-être qu’elle vous préférerait mort, bref. Pas besoin de conclusion.

   5. Elle vous dit non

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 😂😂 

C’est tellement évident mdrr. Désolée je n’ai pas pu m’empêcher de mettre celle-là. Je me trouve vraiment drôle. Bref. 

Bonus : Est ce que vous en avez vraiment besoin ?