Stella Attiogbe

Réseaux sociaux : avons nous dépassé les limites ?

Les jeunes et les réseaux sociaux

Réseaux sociaux : médias sociaux qui permettent aux utilisateurs de se créer des profils afin de communiquer et de partager des informations.

« Une ado de 14 ans se jette du haut de sa fenêtre et meurt ». La raison : sa copine menaçait de balancer des photos d’elle sur les réseaux sociaux. Le pire est que ces photos en elles-mêmes n’avaient rien de compromettant.

« Un ado au bord du suicide à cause d’un challenge qui fait fureur, le Blue Whale challenge ». N’eut été la vigilance de sa mère, il serait mort. Il a drastiquement perdu du poids et se mutilait à cause de challenges qui lui étaient donnés par un mentor via les réseaux sociaux.

Ce qui se passe est tellement choquant qu’on n’y comprend plus rien. Les réseaux sociaux, véritable couteau à double tranchant. D’une part la communication n’a jamais été aussi rapide, le virtuel n’a jamais été aussi réel. D’autre part les limites sont repoussées et les drames liés à ces plateformes sont de plus en plus fréquents.

2 milliards d’internautes inscrits sur Facebook. 700 millions sur Instagram et 328 millions sur Twitter. Les chiffres sont surréalistes mais pourtant vrais. S’informer et communiquer n’ont jamais été aussi facile.

 

Nous vantons tous les avantages des réseaux sociaux mais les effets secondaires ne sont-ils pas bien au-delà de ce que nous gagnons ?

 

  • La cible : les adolescents

Les jeunes et les réseaux sociaux
Les jeunes et les réseaux sociaux

La principale cible des réseaux sociaux demeure les jeunes, les adolescents. Ils sont ceux-là mêmes à adopter les nouveautés rapidement. Normal qu’ils soient donc les premières victimes. Ils sont actifs et réactifs, aucune information n’échappe aux réseaux sociaux. En une minute tout peut devenir viral.

Les réseaux sociaux ont rendu la célébrité accessible et les jeunes en sont avides de. Parce que si on analyse bien, la plupart des posts, des photos, des tweets sont faits dans le but d’attirer l’attention sur soi, d’avoir des likes ou d’être à la une. Certains mêmes n’hésitent pas à humilier les autres ou à les exposer dans le but d’avoir du buzz. Il n’est pas rare de voir des photos postées par des internautes qui sont ensuite relayées par d’autres avec la plupart du temps un commentaire moqueur ou des insultes.

 

  • La viralité, un problème sans précédent

 

Plongés dans l’univers des réseaux sociaux, le facteur temps n’existe plus. Que ce soit les longues heures qu’on y passe sans s’en rendre compte (ouvrir Facebook, aller sur twitter, jeter un coup d’œil sur Instagram, passer sur Snapchat, revenir sur Facebook, bref vous conaissez le trajet), ou les quelques secondes que prennent un post ou une vidéo pour faire le buzz, tout va extrêmement vite.

Les posts à caractère dramatique, insolite ou encore scandaleux sont les plus aptes à devenir viraux. Avec les options « partager » ou « retweeter », les vues se comptent par millions. Les mêmes informations sont relayées d’un réseau social à un autre, d’un continent à l’autre. En gros le monde entier a accès à la même information à la même seconde.

 

 

  • Les réseaux sociaux et la confidentialité et la sécurité.

 

Le lien est très flou et étroit entre ces trois entités. La dernière nouvelle choc dans le monde du viral était la mise à jour Snapchat. En effet grâce à une carte, nous sommes capables de localiser nos amis, parents, conjoints etc.. Savoir où ils se trouvent exactement en temps réel, avec qui ils sont, et ce qu’ils font. Une intrusion de plus dans notre vie privée. Mais avons-nous toujours une vie privée depuis l’avènement de ces réseaux sociaux ? Une nouvelle qui a choqué et qui a fait couler beaucoup d’encre mais tout le monde semble l’avoir acceptée, le discours a été refermé. Vive l’espionnage ! Alors que c’est grave et même très grave..

Aussi, nous avons Facebook, le leader du marché. Nos données personnelles sont analysées, exploitées et rentabilisées à notre insu de surcroît. Nous pensons juste partager nos émotions, notre quotidien, mais c’est bien plus que ça que nous produisons pour ces entreprises. De plus lorsque nous nous inscrivons sur l’un de ces réseaux sociaux, qui prend la peine de lire les conditions d’utilisation ? Alors que c’est là le nerf du problème. Sur Instagram par exemple, les photos que nous publions nous appartiennent mais l’entreprise est autorisée à les utiliser et à laisser d’autres personnes les utiliser partout dans le monde. La preuve est que chacun peut enregistrer les photos de qui il veut dans son téléphone. De plus, Instagram peut utiliser et partager nos informations personnelles avec des entreprises liées à Instagram

Facebook et Twitter revendent nos informations personnelles à leurs partenaires sans sourciller.

Et dites vous bien que si vous utilisez tous ces réseaux sociaux sans dépenser un rond, c’est bien parce que vous êtes le produit.

 

  • Les risques réels des réseaux sociaux

 

L’âge minimum requis pour s’inscrire sur Facebook est de 13 ans mais la plupart du temps cette règle n’est pas respectée. Prenons l’exemple de Choupii de Port-Bouet, une jeune adolescente qui a défrayé la chronique. A l’origine, des photos d’elle et son petit ami dans une chambre d’hôtel qu’ils ont eux-mêmes publiés sur Facebook. En moins de quelques heures, toute la Côte d’Ivoire était informée de cette histoire.

Obnubilés par la pression et le désir de tout partager certains n’ont même pas conscience des dangers auxquels ils s’exposent. Des photos osées aux affirmations qui peuvent porter préjudice, rien ne s’efface.

Comme je le disais, les jeunes sont les plus vulnérables. Les dangers sont les suivants :

  • Exposition à des contenus choquants. Internet est rempli d’images et vidéos obscènes. Pour des adolescents voire des enfants, cela est très mauvais. Ainsi, ils peuvent avoir accès à du contenu pornographique qui apparaît dans leur flux sans même le vouloir.
  • Arnaques, Usurpation d’identités. Internet est l’endroit préféré des hackers et autres individus mal intentionnés.
  • Humiliation, contenu préjudiciable. Lorsque des photos intimes de vous se retrouvent sur la toile sans votre consentement.
  • Harcèlement, pédophilie.
  • Perte de la vie privée.

Nous conviendrons donc que c’est aux parents de veiller sur leurs enfants en surveillant leur utilisation d’internet. Ils doivent aussi restreindre son utilisation en fonction de l’âge des enfants et les éduquer sur les dangers que représentent les réseaux sociaux.

 

La réponse ?

A mesure que le temps passe, les réseaux sociaux nous envahissent. Ce sont eux nos véritables amis, c’est à eux qu’on parle sinon au travers d’eux. Ils sont les premiers avec qui on partage les bonnes ou mauvaises nouvelles. De par leur intrusion et cette capacité à nous pousser à être toujours connectés et à susciter ce désir de tout partager, nous pouvons dire que les réseaux sociaux vont trop loin. Alors que ce n’est que le début..

Mais Les parents sont sensés contrôler ce que font leurs enfants, et les jeunes et adultes sont eux conscients et responsables de de leurs actes.

Alors au fond pouvons-nous vraiment critiquer les réseaux sociaux ou sommes nous les seuls responsables de par l’utilisation que nous en faisons ?

 


5 bonnes raisons de ne pas sortir (totalement) de sa zone de confort

La zone de confort, notre meilleure amie ?

Alors que j’énonçais récemment pourquoi on devrait sortir de notre zone de confort, un ami m’a gentiment proposé de traiter le sujet mais de façon inverse. J’ai d’abord hésité puis accepté, étant moi-même une partisane de la zone de confort. Même si souvent j’essaie de m’en extirper avec un taux de réussite avoisinant les 35,3%.

On peut déjà considérer la zone de confort comme étant la meilleure amie de ceux qui y sont habitués vu qu’ils ne s’en séparent pas. Mais je veux qu’on perçoive le terme « meilleure amie » plus dans le sens « d’alliée ». Alliée ? Comment la considérer comme une alliée alors que nous connaissons tous ses désavantages ? Alors que tout le monde est entrain de lui tourner le dos ? Et si, tout cela n’était qu’un gros malentendu, une idée préconçue ? Et qu’au contraire la zone de confort est celle-là même qui nous permet de mieux atteindre nos objectifs et de s’accomplir nous-mêmes ?

Le plus souvent, c’est aux introvertis qu’on reproche d’avoir une zone de confort.

zone de confort

On leur (nous) reproche de ne pas être sociables, d’être trop calmes, et de ne pas parler assez. Alors que tout le monde a une zone de confort, introverti ou extraverti. Etant une introvertie, je me suis toujours dit que je n’étais pas le problème vu que je ne demandais jamais à ces personnes trop agitées et bruyantes de devenir calmes comme moi. Alors pourquoi voudraient-elles que je sois comme elles ?

Laissez-moi vous dire un truc, nous aussi nous vous trouvons différents de nous. Mais nous ne passons pas tout notre temps à vous le rappeler parce que justement nous comprenons que chaque être humain est différent. On pousse les autres à sortir de leur zone de confort, mais au final ne serait-ce pas pour qu’ils entrent dans la nôtre ? Au final, qui a alors vraiment besoin d’en sortir ? Et si chacun restait dans sa zone ?

5 bonnes raisons de ne pas sortir (totalement) de sa zone de confort

On peut déjà considérer la zone de confort comme étant la meilleure amie de ceux qui y sont habitués vu qu’ils ne s’en séparent pas
zone de confort
  • Dans sa zone de confort, on est concentré, on réfléchit mieux. On gagnerait donc à la conserver et y retourner à chaque fois que l’on veut se ressourcer et se recentrer.
  • C’est un domaine dans lequel on excelle que ce soit une activité ou des talents que l’on possède. Il est donc avantageux d’y retourner de temps en temps. Lorsque l’on se sent inutile ou sans valeur par exemple. Cela dans le but de nous aider à reprendre confiance en nous et de réaliser à quel point nous sommes extraordinaires.
  • Lorsque l’on se ressource et que l’on prend le temps de se perfectionner dans ce que l’on maîtrise déjà, on peut aisément exceller en dehors de cette zone de confort et être meilleur dans d’autres domaines.
  • En voulant faire comme les autres ou céder à la pression on risque de prendre un tout autre chemin. Se dénaturer totalement, s’aliéner même et perdre l’essence de notre véritable être. Alors on tempère, on oscille entre confort et hors confort.
  • Elle est un passage nécessaire. Un ensemble de certitudes qu’on construit et sur lesquelles on s’appuie avant de passer à l’étape suivante de notre vie. Et on sait tous qu’il ne sert absolument à rien de brûler les étapes.

Je termine en disant que le plus important est d’être soi-même. Et d’être totalement en accord avec ce qu’on est ou ce qu’on fait. Peu importe les standards ou normes de la société, et surtout, on ne laisse aucune peur nous empêcher de faire quoi que ce soit.


Quand les Ivoiriens se moquent de leur ministre

Ah les Ivoiriens, s’ils n’existaient pas, il aurait fallu les inventer ! Connus pour avoir un côté totalement décalé, les habitants de la Côte d’Ivoire n’épargnent rien ni personne ! Que vous soyez un homme politique, un sportif de haut niveau ou même un(e) artiste célèbre, vous n’êtes pas à l’abri. Absolument tout est passé à la loupe par mes chers concitoyens et une citation anodine peut devenir un véritable buzz sur la toile…

Alors qu’il tenait un meeting le samedi 5 août dernier, le ministre Ivoirien de la défense, Hamed Bakayoko a eu la malchance de tenir un discours assez controversé (la vidéo ici). Voici ce qu’il a affirmé :

« Notre pays n’a jamais été autant en attraction. Tout le monde vient ici. Avant que le président Alassane Dramane Ouattara ne vienne au pouvoir, on avait même pas d’hôtels en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui les hôtels poussent de partout. Quand un Ivoirien voulait voyager, il n’y avait pas d’avion. Il prenait Asky (compagnie aérienne située au Togo), aujourd’hui il y a plus de 16 avions et plus de 20 destinations. »

Ces propos, certes indignants, ont vite fait de réveiller les Ivoiriens.

Ils se sont donnés à cœur joie dans les moqueries et railleries sur la toile. Un challenge a même été lancé « Avant 2011 » pour montrer à quel point notre pays était précaire jusqu’à cette année..

Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

 

Orange Côte d'Ivoire avant 2011
Orange Côte d’Ivoire avant 2011

 

 

La tour B au plateau avant 2011, on y accédait avec des lianes..
La tour B au plateau avant 2011, on y accédait avec des lianes..

 

 

 

L’hôtel Ivoire avant 2011

 

 

Le gardien de l'équipe nationale de Football avant 2011
Le gardien de l’équipe nationale de Football avant 2011

 

L’aéroport International Félix Houphouët-Boigny avant 2011

 

Nestlé Côte d'Ivoire avant 2011
Nestlé Côte d’Ivoire avant 2011

Alors est-ce la fatigue, l’euphorie du moment, l’ignorance ou le sens de la plaisanterie qui ont poussé notre ministre à avoir ce discours ? Une chose est sûre il fera bien plus attention la prochaine fois qu’il aura un discours à faire.

P.S : Les photos et commentaires sont ceux des internautes.

 


Quelques jours loin de tout

Fleur à la lueur du jour

Non je n’ai pas voyagé.

Je viens de passer plusieurs jours au chevet de ma mère. Malade, enfin c’est ce que je dis à tout le monde. En réalité elle a fait une crise de ******** *******, mais je reviendrai là-dessus. Juste deux jours après mon anniversaire, pas de chance me diriez-vous.

J’ai passé des jours coupée de tout, pas d’internet, pas de téléphone, pas de livres, ni de quoi écrire. Je me suis volontairement retranchée de tout pour pouvoir me concentrer pleinement sur ma mère et ma famille. La présence de Dieu était la seule chose qui me tenait compagnie en dehors de mon clan.

Quatre jours exactement. Et j’ai réalisé que je n’avais absolument rien manqué et aussi que je n’avais manqué à personne, ça fait du bien !

En quatre jours je suis passée par tellement d’états.

Mon corps a été soumis à une fatigue sans précédents et mon cerveau lui, s’est roulé en boule tel un chat histoire de pouvoir faire face à la situation.

Au milieu de tout ça, j’ai saisi l’importance d’avoir une famille auprès de nous pour nous épauler. J’ai compris combien la famille est précieuse dans les moments difficiles. Un sourire, une voix, ou simplement une présence redonne tellement d’espoir et rend plus fort.

Croire tous les jours.

On ne peut y arriver seul malgré toute la bonne volonté qu’on peut avoir, on a besoin de s’entourer de personnes essentielles. Pas besoin d’avoir toute une foule, juste ces deux ou trois personnes qui vous comprennent et qui savent quoi dire pour vous remettre d’aplomb.

J’ai pu comprendre que lorsqu’on a peur, notre imagination peut nous jouer des tours, elle peut nous faire croire des choses qui n’existent pas. Il faut donc toujours garder son calme et refuser de céder sous la pression de nos peurs.

Et peu importe les défis, les problèmes ou les difficultés, vous vous en sortirez. Tout fini par passer, et il y’a un temps pour absolument toute chose. Croyez-moi, même si tout vous semble noir et perdu, si vous n’avez aucune issue, aucun espoir de voir les choses s’arranger. Tenez bon et accrochez-vous. Car c’est lorsque tout paraît impossible que les plus grands miracles se produisent. 🙂