Stella Attiogbe

Danser comme si personne ne regardait, c’est comme ça que nous devrions vivre notre vie

Danser comme si… – crédit: Stella Attiogbe

Non, je ne suis pas, de par cette affirmation, en train de vanter et d’approuver une vie de débauche et d’insouciance. Non, loin de là.

Je dis cela pour que nous nous rendions compte de l’importance du regard de l’autre sur notre vie et de la valeur que nous lui attribuons. Importance qui n’a d’ailleurs aucune raison d’être.
Combien de fois avons-nous hésité avant de faire quelque chose qui nous plaisait ? Combien de fois nous nous sommes dit en nous même « qu’est ce qu’un tel ou un tel pensera si je fais ça » ? Avouons le, nous le faisons tout le temps.

Un petit secret

Maintenant, j’aimerais partager un petit secret avec vous : les gens n’en ont rien à faire de ce que vous faites. À moins qu’ils ne soient obsédés par vous et qu’ils tapissent les murs de leurs chambres de vos photos. Honnêtement, qui vous aime jusqu’à ce point ?
Lorsque vous faites quelque chose ou que vous apparaissez quelque part, les gens ne parlent de vous que pendant quelques secondes. Et après ils vous oublient. C’est-à-dire que, pendant que vous vous tourmentez à vous demander ce qu’ils disent sur vous, eux sont déjà passé à autre chose et ont oublié votre existence.
Bien sur, cela n’est pas valable si vous avez fait une sex-tape ou autre chose de ce genre. Là, vous serez le centre d’attention pour quelques jours seulement et vous finirez par être oublié. Mais là n’est pas le sujet du jour.

Croire que tous les regards sont braqués sur nous et que nos moindres actions seront commentées est une peur dont nous devons nous débarrasser. Je dis peur, parce que cela nous empêche d’être nous-mêmes, d’aller là où nous voulons aller et de faire ce que nous voulons faire.

 Quand les autres entrent en scène

Je me dis aussi que peut-être sommes nous soumis aux regards des autres parce que justement nous faisons nous-mêmes ce que nous pensons qu’ils feront.

C’est simple. Nous critiquons les autres, disséquons leurs faits et gestes, nous analysons leurs moindres mouvements, nous les moquons et nous les jugeons. Alors quand vient notre tour d’être à leur place, nous nous disons qu’ils feront certainement la même chose. Après tout on ne récolte que ce que l’on a semé…

Alors, se libérer du poids du regard des autres, reviens à arrêter de nous conduire comme des espions. Arrêter de « regarder «  les autres et de donner notre avis sur tout. En gros, nous devons nous occuper de nos oignons.

Vous voyez cette chose que vous avez envie de faire et qui brûle votre âme ? Vous sentez ce truc qui vous empêche de dormir et qui vous réveille dès l’aube ? Ce truc que vous ferez si vous n’appréhendiez pas le regard des autres et que vous n’aviez pas peur ? Je suis sûre que vous souriez et que vous pensez à quelque chose.

Et bien qu’est ce qui vous retient encore ? Lancez-vous et vous verrez à quel point vous êtes extraordinaires et vous réaliserez que tout ce que vous avez à faire dans cette vie, c’est d’écouter cette petite voix en vous.

 

Se concentrer sur nos pas de danse, sur nos mouvements. Danser au rythme de la musique que nous aurons choisie. Oublier la peur de faire des erreurs ou de tomber parce qu’on aura oublier que les autres nous regardent.

Danser comme si personne ne regardait, s’amuser, c’est comme ça que nous devrions vivre.


J’ai lu « L’art du Pitch par Oren Klaff »

Savez-vous pas comment prendre la parole en public ? Avez-vous peur ou hésitez-vous dès qu’il est question de parler à haute voix ? Vous stressez pour toutes ces présentations que vous devez faire ? C’était aussi mon cas. Mais plus que tout, vous voulez apprendre comment surmonter votre trac et être à l’aise. Cet article et ce livre sont là pour vous aider.

« Le pitch n’est pas quelque chose d’inné. Savoir pitcher s’apprend ». 

Leçon du jour : plusieurs heures d’apprentissage entrent en compte si vous voulez performer un pitch digne d’un récital de Mozart.

En dehors de la couleur du livre (orange) qui m’a tout de suite attirée (oui j’ai vraiment un problème avec les couvertures de livres), le sujet même dont traitait l’ouvrage a été l’élément décisif dans ma motivation à le lire. Sans plus tarder, disséquons ensemble ce livre.

 

  • First thing : Qu’est ce qu’un pitch ?

« Le pitch est un exercice de communication court et impactant. C’est une présentation efficace et percutante d’un projet pour convaincre en peu de temps. On va pitcher entre 1 à 5 minutes. »

  • Pourquoi lire ce livre ?

Parce ce que c’est l’un des meilleurs livres de 2018 ! Il est riche en informations, est tellement détaillé et précis. Rien n’est laissé au hasard et l’auteur, Oren Klaff est un expert dans ce sujet. Il a passé plus de 10,000 heures à faire des recherches et analyses et le fruit de son travail et ses techniques sont concentrés dans ce magnifique livre orange.

 

  • Et si tu nous résumais le livre ?

Oren Klaff qui a levé plus de 400 millions de dollars pour différentes entreprises est passé maître dans l’art de faire les pitchs. C’est donc un expert qui a condensé dans ce livre toutes ses techniques et son expérience.

Le livre est réparti en huit chapitres. Mais le résumé s’articulera autour de trois phases importantes de ce livre.

  • Premier Point 

Oren nous apprend que le pitch n’est pas quelque chose d’inné. Il faut au contraire trouver la bonne méthode, et s’exercer à plusieurs reprises jusqu’à ce que cette aptitude nous colle à la peau.

L’un des majeurs problèmes du pitch se situe au niveau de notre cerveau. En effet, lorsque nous pitchons, la partie de notre cerveau qui conçoit ou élabore le message est le néocortex qui est la partie la plus intelligente du cerveau. Par contre, c’est le cerveau reptilien ( partie primitive pas très futée du cerveau qui n’a pas beaucoup évolué depuis plus de cinq millions d’années ) de notre interlocuteur qui reçoit le message.

Le cerveau reptilien ayant pour objectif principal la survie n’est donc pas apte à traiter des informations compliquées. Le décalage étant à ce niveau, il faut donc truffer sa présentation de choses excitantes et intrigantes afin de captiver l’attention de cette partie du cerveau. En gros, il faut adapter notre pitch au cerveau reptilien.

  • Deuxième point

“Personne n’accepte un rendez-vous pour entendre parler de quelque chose de déjà connu et de compris.”

Il faut de la nouveauté, de l’innovation encore et encore pour performer un pitch parfait.

Vous devez aussi vous mettre en mode solution lorsque vous pitchez. Vous n’avez pas besoin de la personne ni de son argent, c’est plutôt vous qui lui apportez une solution, une offre à couper le souffle.

Il faut toujours rajouter à tout pitch une touche d’humour, de défi et de contradiction.

  • Troisième point

Dans cette troisième partie, votre statut entre en jeu. C’est un peu la manière dont vous vous présentez, comment vous vous positionnez au sein d’un groupe. C’est l’ensemble de vos connaissances, vos acquis et votre expérience.

Dans le livre, Oren prend l’exemple des serveurs français. Le restaurant représente leur territoire, et ils contrôlent tout. Ils ne se laissent impressionner par qui que ce soit, et surtout pas par la taille de votre portefeuille. Ils restent maîtres du jeu.

Captiver l’attention, prendre le pouvoir social et le redistribuer au temps voulu, voici tout l’enjeu de cette phase. Pour élever son statut, il faut rediriger les autres dans un domaine que l’on maîtrise afin de montrer sa supériorité. Parlez et misez sur ce que vous conaissez, votre domaine de prédilection. En gros, faites votre show.

Et si on « Pitchait » maintenant ?

L’information la plus essentielle du livre est la suivante :

la découverte la plus importante du xxe siècle (le secret de la vie, l’ADN à double hélice) peut-être pitcher en cinq minutes. Oui c-i-n-q minutes. Alors pourquoi est-ce que vous ennuierez les gens avec plus de 40 minutes d’une idée qui ne révolutionnera ( certainement ) pas le monde ?

Aucune entreprise ne devrait donc laisser ses cadres passer une heure à faire un pitch. Non. C’est du suicide.

Le pitch doit être divisé en 4 phases.

Phase 1 : Présentation de l’idée ( 5 min )

Dès le début du pitch, la cible doit être à l’aise. Elle doit vous connaître et connaître le temps que durera la présentation.

Partez ensuite d’un constat, d’un problème et énoncer l’idée générale du pitch comme étant la solution. Pitchez par la suite votre grande idée en une (01) minute en vous servant du modèle d’introduction d’idée ( à retrouver dans le livre).

Bonus : L’histoire qui se cache derrière la naissance de votre idée intéressera toujours votre cible. N’hésitez pas en parler, à parler de ce qui vous a poussé à entreprendre et à montrer l’évolution de votre projet. Le mouvement accapare l’attention et les cibles n’aiment pas les vieilles idées. Elles veulent voir du mouvement et du nouveau.

 

Phase 2 : Budget et ingrédient secret ( 10 min )

Commencez par expliquer les problèmes que votre idée résout et comment elle fonctionne. Ne faites pas de présentation linéaire et mobilisez l’attention du public. Il faut aussi retenir que l’attention s’étiole au bout de vingt minutes. Votre pitch doit donc tenir dans ces 20 minutes.

L’attention émerge quand le caractère novateur de l’information donnée est élevé et s’étiole quand la nouveauté diminue.

Vous devez donc jouer sur la mobilisation et la rétention de l’attention qui sont les aspects les plus importants lors d’un pitch.

Lorsqu’une personne ressent du désir (dopamine) et de la tension (noradrenaline) elle porte une attention forte à ce qui se passe devant elle. Il faut donc jongler sur l’équilibre de ces deux neurotransmetteurs, car l’attention est un équilibre instable et délicat entre ces deux.

  • Pour booster la dopamine, il faut offrir une récompense.  Booster par la nouveauté, l’excitation. Créer la curiosité chez sa cible.
  • Au contraire, pour booster la noradrénaline il faut retirer quelque chose à votre cible.  Tension = enjeux. Mettre en avant les conséquences si il ou elle ne fait pas affaire avec vous. Faire en sorte que sa cible reste alerte.

Phase 3 : proposer le marché ( 2 min )

Lors de cette phase, décrivez ce que l’auditoire obtiendra lorsque celui-ci décidera de faire affaire avec vous. Ce qu’il gagnera, comment le gagnera t-il et à quel moment.

La chose la plus importante que les gens obtiendront, c’est vous. Deux minutes sont plus qu’assez pour cette étape. Soyez brefs, directs et explicites. Votre auditoire doit savoir clairement ce qu’il obtiendra et ce qu’il aura à débourser.

 

Phase 4

Il y’a une phase 4, mais il va falloir que vous lisiez le livre !

 

BONUS

Je suis gentille, je vous liste donc des petits conseils tirés du livre ( ne me remerciez pas )

  • Faire en sorte que ça soit le cerveau reptilien de notre cible qui reçoive le message
  • Ne jamais avoir l’air d’être aux abois, ne soyez pas désespérés ou, du moins, ne le montrez pas. Personne ne veut travailler avec des gens comme ça, c’est repoussant. ( c’est vous qui commandez ).
  • Tout pitch nécessite une histoire à raconter, des récits courts et forts avec des héros qui surmontent des obstacles réels.
  • Faites preuve d’excellence et retirez-vous juste au bon moment pour qu’ils vous courent après.

 

In fine:

Humour, amusement et légèreté sont cruciaux dans un pitch. La force et la confiance aussi.

Et n’oubliez pas que la seule règle, c’est que VOUS écrivez les règles.

 

 


« Rework » : un livre pour réussir autrement au travail et dans l’entrepreneuriat

Rework, réussir autrement
Rework, réussir autrement

 

 

Ce livre marque le début d’une nouvelle façon de concevoir le travail en lui-même, ou le monde de l’entrepreneuriat. « Rework » ou entendez de manière littérale « retravaille ».

Écrit par Jason Fried et David Hansson, des entrepreneurs ayant monté leur propre boîte de conception de logiciels, cet ouvrage véhicule un seul message : Il est temps de (re) penser l’entreprise différemment. Oublions que les codes existent, sortons des cartons notre créativité et travaillons sans tenir compte des règles qui existent depuis des millénaires.

Ton drôle, ironique et au-delà de la limite de l’insolence, les pages de ce livre regorgent surtout de vérités et de procédés qui ont fait leurs preuves. Au travers de celles-ci, vous découvrirez une réalité simplifiée. Si vous n’êtes pas fort d’esprit, chose qui a failli m’arriver, vous risquez d’aller démarrer votre business avant même d’avoir terminé le livre. Peut-être que c’est un peu le but, mais réfléchissez bien et calez tout avant de vous lancer.

Je vous parle du livre.

Le livre est réparti en onze chapitres, plus une magnifique conclusion un peu sortie de nulle part mais ô combien importante.

Il traite de tous les aspects d’une entreprise :

  • L’idée de création et la peur de se lancer
  • La planification et l’agrandissement de son business
  • La productivité
  • La discipline, le travail à faire sur soi
  • Le marketing
  • L’embauche, la gestion du personnel
  • La recherche de financement et la personnalisation de sa marque
  • L’innovation et l’inspiration.

Ce que j’ai retenu du livre 

Le constat est simple : de nos jours, tout le monde peut faire des affaires grâce aux outils qui sont accessibles à tous et une technologie bon marché.

Comment commencer ?

Pour commencer, il vous suffit juste d’ignorer la dure réalité dans laquelle les éternels pessimistes veulent vous enfermer. La dure réalité est une excuse pour ne pas essayer et c’est plus leur problème que le vôtre. Elle ne vous concerne pas. Oubliez le fait qu’il faille absolument échouer avant de réussir, nous ne sommes pas tous des perdants, oubliez la planification car elle empêche d’improviser et donc de saisir les opportunités. Évoluez lentement, à votre propre rythme et soyez flexibles.

Apprenez aussi à vous distinguer, saisissez l’urgence du problème à résoudre et soyez convaincu que votre solution résoudra le problème et changera le monde pour certaines personnes. Faites finalement quelque chose qui compte et créez un produit dont vous avez besoin et duquel vous ne pourrez pas vous passer.

Et si vous vous lanciez ?

N’attendez pas trop avant de vous lancer, dégagez quelques heures par semaine pour travailler sur vos idées et soyez disciplinés en vous fixant une ligne de conduite. Travaillez aussi sur votre produit, taillez le jusqu’à atteindre l’essence. Débarrassez vous de tout ce qui est juste bon pour atteindre l’excellence. Trouvez l’essentiel et concentrez vous sur ça, ne vous éparpillez pas.

Se différencier oui, mais comment ?

Pensez à montrer les coulisses de votre entreprise à vos clients, montrez leur comment vous faites, enseignez leur et n’ayez pas peur de dévoiler vos secrets. Défendez aussi quelque chose, prenez position, vous vous attirerez des inconditionnels qui feront votre publicité mieux que quiconque. Mettez-y de vous dans votre produit, n’hésitez pas à dire haut et fort ce qui le rend unique. Faites en moins que la concurrence, soyez le plus amoureux de votre produit et sachez dire non à certains utilisateurs, ne répondez pas à tous leurs besoins.

Gardez vos bonnes idées au chaud et ne vous précipitez pas sur elles.

Montrez-vous sous votre vrai jour, soyez vrai et parlez de ce dont les autres n’osent pas parler.

Tout est marketing, intégrez le à chaque étape de votre produit. De la conception, jusqu’à l’emballage en passant par la comptabilité et la livraison.

Comment être plus efficace au travail ?

Soyez rapides, évitez les interruptions tels que les SMS qui minent votre productivité. Coupez SMS, mails et autres applications.

Se poser les bonnes questions lorsqu’on travaille. Est-ce que ce que je fais est vraiment important ? Décrétez des plages horaires ou vous êtes vraiment seuls, entre 3 et 4h de temps suffiront. Vous serez vraiment impressionnés du travail que vous pouvez abattre en si peu de temps..

Les réunions ? Évitez-les au maximum. Elles font perdre du temps. Fixez un temps exact à laquelle la réunion prend fin, et ce,  que le problème soit résolu ou pas. Fixez des points importants, donnez à chacun le nombre de fois où il pourra prendre la parole… Vous voyez non ?

Dormez car le manque de sommeil tue la créativité. Ne jouez pas aux super héros, enlevez votre cape et rentrez chez vous lorsque vous sentez que vos neurones n’en peuvent plus. Et n’oubliez pas, si vous mourrez, on trouvera dans les jours qui suivent quelqu’un pour vous remplacer. Ça aide à relativiser non ?

Il ne vous faut pas plus d’heures de travail mais des heures de travail plus productives. Nuance. Entourez-vous de personnes avec une vie privée, et d’autres activités. Ces personnes-là sont généralement mieux organisées et feront bien le boulot.

Ne faites pas de longues listes de tâches, mais de petits groupes et mettez les plus importantes en haut. Prenez de petites décisions au fur et à mesure et fixez-vous des objectifs atteignables. Tout cela vous donnera l’impression de progresser.

Et pour les patrons…

Il faut laisser vos employés être autonomes, donnez-leur la confiance. Communiquez franchement et simplement…

Et cette magnifique conclusion ?

In fine, n’oubliez pas que les idées ne meurent jamais mais l’inspiration, elle, a une date d’expiration. Elle existe au présent et est magique. Alors dès que vous la sentez, utilisez là, mettez là au travail et ne vous arrêtez pas tant qu’il y en a encore dans le tube.

Je sais que je vous ai convaincu. Vous savez aussi que c’est un livre que vous devez avoir et acheter. Alors rendez-vous ici pour plus d’informations.


Confession d’une accro aux livres

J’ai décidé de me confesser aujourd’hui. Je souffre d’une maladie, d’une dépendance aux livres pas encore chronique… mais je pense que je n’en suis pas loin.

Les origines

Tout a commencé dans mon enfance. Je ne vous apprends rien, en général tout part de là. Ça a commencé par mes livres de cours. Je lisais de la première de couverture jusqu’au nom des éditions tout à la fin. Mes romans de classes ne suffisaient plus, j’ai enchaîné avec les dictionnaires et encyclopédies de papa, toutes les factures que je trouvais, ses documents compliqués de travail. Je vous rassure, je n’y comprenais rien, mais j’étais toujours fourrée là-dedans.

Le mal en question

Les livres, quelle arme inoffensive me diriez-vous ! Mais soyons honnête, tout excès nuit. Je le sais et je le sens. Je ne peux plus maîtriser mes bouquins, ils augmentent sans que je ne m’en rende compte (enfin, je m’en rends compte vu que c’est moi qui vais les chercher, mais bref). J’aime emprunter des livres à des amis (que je ne retourne jamais). Je n’aime pas prêter mes livres, je le fais rarement. Après tout ce sont mes bébés… Et j’ai peur qu’on les perde ou qu’ils me reviennent dans un état lamentable.

Comment reconnaître les accro ?

Oubliez le combo lunettes + sac à dos +baskets ! Quoi que…

 

  • Ils ont toujours un livre à portée de mains et un sac (assez grand) pour pouvoir les contenir

Moi j’ai un livre dans chacun de mes sacs. Bah il faut anticiper. Et si je suis coincée dans un embouteillage ? Si mon prochain rendez-vous se ramène avec 20 minutes de retard ? Qu’est ce que je fais si j’ai soudainement envie de lire un livre sans aucune raison ? Et si… Et bien voilà…

 

  • Ils s’arrêtent toujours devant des librairies/étals de livres

A la recherche de la perle rare (il m’a fallu plus d’une heure pour me décider)

Si ces gens-là pouvaient choisir leur paradis, ça serait une grande pièce éclairée avec des sofas doux comme des nuages et des livres aux couvertures colorées rangés par thème. Avec bien sûr, personne d’autre qu’eux dans la salle. A la limite, un chat serait autorisé.

Évitez de faire des emplettes avec eux, évitez de passer devant un rayon de livres avec eux, sinon une heure plus tard vous viendrez me dire que j’avais raison…

Lorsque j’entre dans une librairie, c’est comme si mon cerveau ne fonctionnait plus. Déjà, je ne ressors jamais de ces endroits là sans un livre. Ensuite, il me faut un minimum d’une heure pour pouvoir choisir un seul livre. Seule une intervention divine peut me tirer de ma torpeur.

 

  • Ils leur est impossible de voyager ou de faire 30 minutes de trajet sans un livre

C’est inenvisageable. C’est un peu comme sortir un jour de forte pluie sans son parapluie. Que ça soit un trajet en voiture, car, ou une simple attente dans un hall, le, sinon les livres ne sont jamais très loin.

 

  • Ils achètent des livres parce que les couvertures sont super méga belles

Je plaide coupable. J’ai un faible malsain pour les couvertures de bouquins. Je ne comprends toujours pas ce mal mais je n’essaie même pas de lutter contre. Pour moi, l’adage serait plutôt « Il faut se fier à la couverture d’un livre »… Surtout quand la police utilisée est originale, là, je craque littéralement.

 

  • Ils disparaissent pendant plusieurs heures pour pouvoir lire en paix

Mes proches ont fini par comprendre. Si je ne donne pas signe de vie pendant des heures et que je ne réponds pas au téléphone, et bien ce n’est pas parce que j’aurais été kidnappée. Non. Je suis juste plongée dans un monde fictif où j’espionne de loin les personnages de mon livre.

 

Tout est normal…

Oui, tout va bien dans le plus beau des mondes. Pour eux, c’est normal d’avoir des piles et des piles de livres. C’est normal de connaître tous les auteurs et de passer plusieurs heures par jours le nez fourré dans un livre, c’est encore normal de lire d’une traite et de refuser de manger parce que, trop absorbés par la lecture.

 

Rien n’est jamais trop pour un livre

Demandez moi combien je suis prête à débourser lorsque je vois un livre de l’un de mes auteurs préférés avec une première de couverture à couper le souffle.

Demandez un peu leur budget livre à tous ces accrocs, et bien ils n’en ont pas, parce qu’ils dépensent sans compter.

C’est sans oublier tous les livres que nos proches nous offrent parce qu’ils savent à quel point nous sommes des inconditionnels…

La solution serait peut-être qu’on vive dans une grande bibliothèque ? Mais ça ne ne suffirait pas, parce qu’il y’a encore tellement de livres qui nous attendraient, là dehors…

 

Bonus :

  • Les accros ont des positions très bizarres qu’ils trouvent pourtant confortables pour lire.
  • Ils trouvent que les adaptations cinématographiques des livres ne sont pas / jamais à la hauteur (ne discutez pas ce point avec moi, vous savez qu’elles ne le sont pas).
  • Pour eux, rien ne sent plus bon qu’un livre (oui, les livres ont une odeur).
  • L’argent dépensé en livres est supérieur à celui dépensé en vêtements.
  • Ils rêvent tous d’avoir une maison avec un coin spécial à eux, bourré de livre et bien décoré.
  • Ils se demandent comment est-ce qu’on peut ne peut pas aimer la lecture. Diantre !